09 mai 2006

Avez-vous soif?

According to Stats Canada:
  • Canadians have access to 20% of all fresh water
  • Canadians consumed 344,79 litres EACH in non-alcoholic beverages (tea, coffee, bottled water, pops, and juice) in 2001
  • Industries use 94% of all the water that is consumed in Canada.

Considering the last number, I was very happy to learn that the Québec administration was getting ready to tax water bottle companies and other industrial businesses that use water to make profit. Charest is doing something that pleases me, at last!

As good as this may be, the Edmonton Journal informed me that Canadians rank 21st in their daily drinking of bottled water. Canada also supplies more than half of the United States’ need for bottled water, a neighbour that is, as we all know, very thirsty in general, and for water in particular - it’s the 10th largest consumer of bottled water. And our obsession for “pure” water, here and abroad, is threatening the planet’s ecosystem.

Think about it in economic terms. How much does one pay for a bottle of 500 ml of water at his favourite convenience store? A dollar? People get mad because the price of oil is above a dollar a litre! Don’t get me wrong: I’m all for alternative energy sources. If oil prices can encourage people to swap their SUVs for a bicycle, I’ll be happy to share the paths with more bike users. In any case, would SUVers still be willing to pay that much for fuel if there were a free alternative?

For those who claim that tap water is not safe to drink, or not as good as… 40% of all bottled water is actually…. tap water! And the Earth Policy Institute points out that there is no actual health benefits in bottled water.

Beyond these consumer alerts, what this consumption of water is doing to the environment is outrageous. Consider this (info by Earth Policy Institute published in the Edmonton Journal):

  • In India, water extraction by Coca-Cola for Dasani bottled water has caused water shortage for over 50 villages.
  • Tap water is distributed through energy sufficient infrastructures, but bottled water delivery consumes oil to produce plastic for packaging and fuel for transport… Making bottles for the American demand requires more than 1.5 million barrels of oil annually.
  • Globalization means more fuel… if you’re really into sparkling water, why buy Evian or Perrier when there is Canadian Clear or Canada Dry?
  • Non-recycled bottles take up to 1,000 years to biodegrade. In addition, 40% of the plastic bottles collected for recycling in the US are shipped to China, causing more fuel consumption.

Are you still thirsty? Get tap water!!!

Vraiment plus rien

Il y a quelques semaines, j'écrivais ma déception d'apprendre qu'Harper sabrait dans les dépenses reliées à l'environnement... Eh bien, ça continue, tel que l'explique Le Devoir de samedi dernier:

Le gouvernement Harper planifie pour plus d'un milliard de nouvelles compressions dans des programmes reliés à la lutte contre les changements climatiques, allant jusqu'à mettre la hache dans l'un des plus vieux programmes d'amélioration de l'enveloppe thermique des maisons, le programme ÉnerGuide.

En plus d'ÉnerGuide, deux autres programmes liés aux changements climatiques s'en allaient au hachoir. Il s'agit d'abord du Programme d'encouragement à la production d'énergie renouvelable, qui finançait 1500 MW d'énergies alternatives autres que l'éolien. La deuxième cible du gouvernement Harper est l'Initiative des villes durables (IVD), un programme qui finançait des projets pour réduire le bilan énergétique et environnemental des villes canadiennes.

07 mai 2006

Comme cuillère et fourchette


Un fait divers a retenu mon attention aujourd'hui. Un jeune Canadien d'origine philipine, 7 ans, a été réprimandé par l'éducatrice de son école de l'ouest de Montréal pour avoir mangé avec une cuillère ET une fourchette. Une recherche sur Google nous permet de contaster en un seul click qu'il s'agit d'une habitude culturelle très répandue aux Phillipines. Malgré tout, l'éducatrice en question aurait traité l'enfant de "cochon" et décrit sa façon de manger comme étant dégoutante. Voyez pour vous même la nouvelle sur Cyberpresse, The Chronicle et même sur The Manila Times. Ce fait divers a tant choqué la communauté phillipine que le quiproquo est pratiquement devenu un incident diplomatique!
Mais ce qu'il y a de triste, dans cette histoire, ce n'est pas tant que l'événement ait pris des proportions internationales. C'est plutôt la réaction de l'école et de la population en général. Le directeur d'école, selon les dires de la mère, aurait répliqué "Ici, ce n'est pas comme cela qu'on mange. Si votre fils mange comme un cochon, c'est normal qu'on l'envoie à une autre table." Sur le blog de Dominic Arpin, les réactions du public sont pour le moins xénophones.
La version de l'école est beaucoup plus contenue. On prétend que ce n'était pas la technique de l'enfant, mais plutôt ses manières à table qui étaient problématiques. Peu importe. Les Québécois ont du mal à accepter la différence, il me semble. Avec les communautés culturelles, ils se comportent trop souvent comme chien et chat... ou comme cuillère et fourchette!